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J’ai rarement lu chapitre plus beau que le dernier qui retrace les derniers instants du chien Karénine, mourant, et que Tomas avait offert à Tereza. A plus les copains. Je le trouve mieux maitrisé, l’histoire a une véritable valeur d’exemple cette fois et la dimension philosophique y est donc beaucoup plus suggérée. Bien sur, il faut aimer la philosophie et la métaphysique. C’est aussi la critique déguisée et l’analyse de Kundera sur l’envahissement de son pays par les forces russes en Période où les intellectuels tchèques furent persécutés voire tués à cause de l’idéologie communiste.

Nom: linsoutenable légèreté de lêtre
Format: Fichier D’archive
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Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 61.3 MBytes

Acheter en 1 clic Ajouter au panier. Non valable sur les versions numériques. Devant un choix binaire imposé, l’être se retrouve face au mur de ses questionnements Dieu lui même dans la genèse ne nous impose-t-il pas de choisir entre: Je craignais un peu la lecture de ce premier roman de Kundera peur de ne pas parvenir à saisir le fond! Kundera explore comme une pieuvre chaque ramification de son moi potentiel avec au centre comme un refrain qui se répète:

Presque tous les romans de Kundera comportent le même nombre de parties: Les cookies assurent le bon fonctionnement de Babelio.

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L’Insoutenable Légèreté de l’être – Milan Kundera

Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu’est-il resté de Tomas? Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre.

Qu’est-il resté de Beethoven? Un homme morose à l’invraisemblable crinière, qui prononce d’une voix sombre: Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Acheter ce livre sur. Critiques, Analyses et Avis Voir plus Ajouter une critique. Signaler ce contenu Voir la page de la critique. Milan Kundera a le talent de dépeindre nos sensations intimes et la plupart du temps inexprimables par le verbe. Tout le roman est bâti sur les différents ressentis des personnages, principalement deux couples.

Le personnage central, pivot de l’histoire où gravitent les autres est Tomas, chirurgien tchèque brillant, sceptique, désillusionné à propos du communisme et franchement hostile à partir de l’invasion russe decoureur de linsouenable invétéré. Tereza, sa femme photographe, qui elle est fidèle, et s’accroche à lui après avoir fuit sa mère et tout légèrwté pan de sa vie passée.

« L’insoutenable légèreté de l’être » : ce livre qui obsède mes pensées

Sabina, maîtresse en chef de Tomas, artiste peintre, hostile à toute forme linsouetnable dans la pensée et, a fortiori dans les actes comme le furent les chars russes et enfin, Franz, amant de Sabina, archétype de l’homme droit et fiable dont la relation adultère le torture, rappelant un peu le personnage de la modification de Butor. Tous voient leur vie basculer au moment de l’invasion russe en Tchécoslovaquie en et dans les années de délation qui suivirent. Cet ouvrage rappelle la facture de la Plaisanteriemais avec une tournure à la fois plus politique, un peu moins déprimante et probablement une dimension psychologique un peu plus prononcée.

Dans la première partie, l’auteur dresse avec une économie de mots mais un luxe de justesse et d’efficacité cet indescriptible état de « qui perd, perd » où l’on se sent mal seul et mal à deux, oscillant toujours d’une attente vers l’autre sans jamais réellement éprouver de mieux dans l’une ou l’autre situation. Cette première partie est aussi l’endroit lêtfe médaille à double face constituée par le couple Tomas-Tereza.

Ainsi nous représente-t-il une certaine vision, une certaine perception d’événements au travers du prisme que constitue Tomas. Vous avez compris que la seconde partie sera l’envers de cette médaille, au travers du prisme de Tereza, toujours avec subtilité, toujours dans le ressenti difficilement exprimable. C’est un procédé que Kundera utilise tout au long du roman, si bien que certains lecteurs sont un peu désappointés par cette non avancée de l’action, puisque les événements nous sont déjà connus, seulement ils nous sont racontés aux travers d’autres yeux et c’est à mon sens le grand intérêt du roman.

Avec Tomas, l’auteur nous interroge sur linsoutenabke dualité entre la légèreté et la pesanteur, en nous faisant percevoir qu’il est bien difficile de se prononcer sur llêtre valeur positive ou négative de cette opposition. Avec Tereza, qui passe des heures devant le miroir à essayer de voir son âme derrière son apparence corporelle, il examine la dualité entre le corps et l’âme.

Les nécessités du corps et les hasards de l’âme, pourtant forcés de cohabiter au sein de l’être, non sans entraîner quelques discordes. À partir de la troisième partie, Milan Kundera évoque plus précisément la politique, à savoir l’oppression communiste en Tchécoslovaquie. Kundera ne dénonce pas nécessairement un régime, mais met le doigt sur le fait qu’un régime n’est rien d’autre qu’une somme de complaisances et de connivences qui font que des milliers, millions peut-être, d’hommes et de femmes contribuent à faire fonctionner un système liberticide.

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« L’ insoutenable légèreté de l’être » : ce livre qui obsède mes pensées

Enfin, je m’autorise une petite spéculation car vous savez que Milan Kundera est un grand connaisseur de la littérature classique et qu’il a même abondamment écrit dessus. Je pense que le clin d’oeil qu’il nous fait dans son livre avec le nom du chien Karénine est en fait une reconnaissance de filiation entre lui et Tolstoï. En effet, le projet littéraire de  » La Guerre et la Paix  » pourrait très succinctement se résumer en « l’insoutenable légèreté des destinées individuelles prises dans le flot de l’histoire ».

Tolstoï aborde cette réflexion sous l’angle de l’événement historique de la campagne de Russie sous Napoléon, Kunderasous celui de la révolution avortée en Tchécoslovaquie enmais dans les deux cas, les conclusions semblent les mêmes. Quoi qu’il en soit, L’insoutenable Légèreté de L’Être est, à n’en pas douter, l’un des plus grands romans mondiaux du XXème siècle finissant.

Il est encore un peu tôt pour en juger, mais je gage que ce livre restera marquant pour des siècles. Un être en souffrance dont l’agir est léger. Je prends un risque si je signe la pétition car je me dévoile et m’expose à des représailles, alors, je démissionne. J’ordonne moi-même la sentence, passant d’un statut de médecin renommé à celui de laveur de vitres. Je décide ainsi de préserver mon intégrité. Puis, tout à coup et contre toute attente, je suis heureux! Heureux de vivre sans responsabilités.

Je découvre qu’il m’est offert un temps précieux. Une liberté où mon esprit se repose. Je dors mieux, je respire. Je ne suis plus inquiet du sort de mes patients dont le devenir ne m’incombe plus, en tout cas, pas directement. Les autres, toutes ces femmes qui m’attirent. Quand j’ordonne d’un ton présomptueux: Et, si toutefois, c’est un autre qui l’intime, cet ordre qui me déstabilise, un rôle inversé qui me destitue, je me reprends alors et me virilise un peu plus.

J’accentue ma force et d’un mouvement brusque, je retourne mon adversaire pour le mettre à terre, à ma merci, femme offerte, elle capitule sur la moquette où à mon tour je me tapis. Une légèreté qui m’insupporte et me transporte à la fois, qui fait partie de mon être et qui me vole à toi.

Aucune femme n’épouse ma couche sauf toi, toi que j’aime, la seule à me coexister comme cette force intérieure qui pourtant m’expatrie vers une autre, vers les autres. Ces corps nus, ces blancs dévoilés et nacrés où je recherche le détail qui diffère, mais dont aucun ne se rappelle à toi. La légèreté est celle qui me culpabilise en m’éloignant de mon amour et la profondeur celle qui m’y relie, vers ce quotidien que pourtant j’exècre, toute cette gestuelle édictée de nos habitudes.

Cette intimité prévisible qui dessert le mystère du geste amoureux.

Il y a aussi ces signes qui conduisent l’instinct à condition de les percevoir, en dehors de toute prémonition, comme autant de liens explicites et avertisseurs. Quand l’antre de Térésa s’imprègne de mon infidélité, elle se fait violence et me quitte, mais je reviens vers elle puisqu’elle fait partie de mon être.

Elle souffre de se sentir coupable, de ne pas réussir à m’attacher auprès d’elle et pour me combattre, elle aussi se fait infidèle.

Cédant à l’ingénieur qui la presse, Térésa s’arrache à la prédiction de sa mère qui lui dénie tout avenir de femme et l’avilit pour la garder auprès d’elle. Pourtant, loin d’elle, je n’ai pas de pulsion, je n’existe plus.

Il me faut sa reconnaissance à elle pour exister tandis que nous nous rejoignons tous les deux en cet antre, tels des oisillons recouvrant leur nid douillet.

Il y a aussi ce poids de signer où pas le document que me tendent, cette fois-ci, le journaliste contestataire et mon fils, proches ils me sont, mais aussi de par mes idées politiques. Cependant, si j’ai déjà perdu mon poste de chirurgien à l’hôpital, je choisis de préserver ce qui pèse encore à mon coeur, c’est-à-dire Térésa, par crainte des conséquences que cette signature implique et ne manquera pas de suggérer aux leaders communistes qui sévissent envers mes semblables, des intellectuels qualifiés d’indésirables.

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S’élève alors sous un ciel brumeux un langage à double sens entre des êtres qui se meuvent en quête de vérité. Il y a là un enjeu historique, celui de faire des choix à travers les aléas de la vie, dont émane l’insoutenable légèreté de l’être. Tout commence avec Parménide. Au 6e siècle avant Jésus-Christ, le philosophe établit une classification d’éléments contraires dont chaque membre est lié soit au positif, soit au négatif.

Dans cette vision manichéenne qui se reconnaît ouvertement simplificatrice, le chaud est considéré comme positif et le froid comme négatif ; la lumière est positive lorsque l’obscurité est négative ; l’être est positif tandis que le non-être est négatif. Milan Kundera intervient quelques siècles plus tard et pose une colle à Parménide: C’est la définition de la légèreté qu’il faut revoir: Rien de tel, pour le savoir, que de vivre l’expérience de ces deux états.

Milan Kundera met en place des intrigues et des personnages dont les existences s’entrecroisent et se répondent, de l’Europe de l’est jusqu’à la Suisse des années communistes, à cette époque où la politique prend encore une place prégnante dans la vie privée.

Il se permet des intrusions et des digressions fréquentes dans lesquelles il exprime, à la première personne du singulier, son point de vue d’homme et de romancier. Ses personnages semblent exister comme prototypes d’une expérience qui lui permettrait de résoudre la question de la dualité du couple légèreté-pesanteur.

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L’art du roman cier lui donne également la possibilité de concrétiser le concept de l’éternel retour pour mieux le dépasser. Toujours lié à cette question de la légèreté et de la pesanteur, cette fois appliquée aux actes, Milan Kundera se pose la question de la responsabilité de chacun devant la trajectoire donnée à son existence. Peut-on condamner quiconque lorsqu’il n’est donné à personne la possibilité de connaître les univers parallèles liés à la diversité des choix qui se sont offerts à lui à un moment donné de son existence?

Et qui peut s’arroger le droit de juger d’un regard neutre, lorsque même l’époque dominée par Hitler se teinte de la douce mélancolie des années qui ne reviendront plus? L’homme s’améliorerait-il à mesure qu’il renaîtrait?

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Comme il l’avoue, chacun de ses personnages représente une part de ses potentialités. Légreté représentation morcelée, fragmentaire, évoluant en monades séparées qui se rejoignent parfois dans des confrontations plus ou moins heureuses, offre une réflexion étayée qui se montre bien plus pertinente que la construction d’un système basé sur la seule écriture philosophique. En réduisant l’Être à l’être linsoutenabld le fait remarquer François Ricard dans son essai sur l’Idylleil réduit l’individu au néant et nie tous les aspects dérangeants de son existence.

Ayant perdu son pouvoir autoritaire, il est émouvant comme n’importe quelle faiblesse humaine. Cherchant à échapper aux normes pour mieux laisser s’épanouir ce qu’ils croient être leurs désirs véritables, ils évitent les stéréotypes ; et lorsqu’ils commencent à ressentir la réduction de leur être au lêyre, ils se demandent quelle est la valeur véritable de leur existence passée, et quelle quantité d’honnêteté a pu être la leur jusqu’alors.

Dans le contexte de la domination communiste des pays de l’Est, ces questions prennent une ampleur considérable. Personne ne peut rester indifférent: Quelle part de soi peut-on accepter de mettre de côté dans ces conditions? Au bout de cette voie se trouve peut-être la réponse à cette question de la légèreté de l’être comme membre positif ou négatif du couple légèreté-pesanteur.

La politique n’est toutefois pas le seul domaine dans lequel il est exigé de se positionner de manière durable ceci inclut également toute capacité de trahison et donc de versatilité: L’insoutenable légèreté de l’être suit un mouvement en tous points semblables à celui de ses personnages.

Commençant avec un aplomb et une gravité qui font reculer le moment où entrent en scène les personnages du roman, l’intrigue se poursuit en amenant sans cesse au premier plan des réflexions qui guident leur parcours et transforment la lecture en expérimentation d’un univers où plusieurs mondes et différents niveaux de connaissances se superposent.

C’est peut-être à ce point ultime que se rejoignent légèreté et pesanteur, le premier étant l’angoisse profonde tandis que le deuxième ne serait que le comportement névrotique de surface.

L’Insoutenable légèreté de l’être

Mais ceci n’est qu’une hypothèse parmi tant d’autres, à laquelle nous soumet majestueusement Milan Kundera. A plus les copains. L’insoutenable légèreté de l’être est un titre qui attire.